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Vaccinium macrocarpon

Histoire

Connu en français sous le nom de « canneberge » et en anglais de « cranberry », on l’appelle aussi airelle à gros fruits, pommes des prés ou pois de fagne. « Vaccinium » est le nom latin des arbustes persistants à baies. Ils doivent ce nom au fait que les vaches (vacca) sont friandes du bleuet, une espèce cousine de la canneberge. D’ailleurs, on appelle aussi parfois l’arbuste « vaccinier ». Cela peut également faire référence à « bacca » qui signifie « baie ». L’épithète « Macrocarpon » vient du grec et signifie « grosse baie ». Le mot « cranberry » quant à lui vient de « cranebird » (grue). Peut-être parce que les fleurs de la canneberge font penser à la forme des grues qui par ailleurs, en Amérique, se nourrissent de ces baies.

 

Caractéristiques botaniques

Cet arbuste aime les climats tempérés et ne supporte pas les fortes gelées. Les étés frais et humides sont idéaux.
Ce petit arbuste rappelant la bruyère est persistant. Il s’agit d’une espèce rampante et couvrante qui présente des rameaux entremêlés et des petites feuilles et ne dépasse pas 10 à 20 cm. Après trois ans, il produit ses premières baies en octobre-novembre. Relativement grosses (2 cm), ces baies ressemblent à des cerises au goût acidulé. En été, il s’orne sur ses pédoncules courbes de petites fleurs roses divisées en quatre pétales distincts.

 

Habitat

La canneberge est originaire des tourbières de l’est de l’Amérique du Nord. On la retrouve également à l’état sauvage sur les îles néerlandaises de Frise occidentale. En 1840, un navire américain chargé de canneberges fit naufrage au large de Terschelling. Les fûts en bois remplis de canneberges ont échoué sur le sable et les fruits se sont transformés en de jolis arbustes. Aujourd’hui, la canneberge est très populaire. On la cultive pour ses vertus culinaires et médicinales.
La canneberge pousse de préférence sur des tourbières ou des sols humifères très acides agrémentés d’une nappe aquifère riche en eau douce. À l’état sauvage, on rencontre ces baies dans les marais, autour des étangs et dans les bois humides ou les tourbières.

 

Utilisation

La plante était déjà utilisée par les Indiens d’Amérique pour conserver la viande ou comme source de vitamines durant les longs hivers. Ils connaissaient déjà ses bienfaits dans le traitement des problèmes urinaires et de vessie. Ils l’utilisaient également en crème ou en compresses pour extraire le poison des blessures par flèche.

Plus tard, les Américains la préparèrent en sauce pour accompagner les viandes et en confectionnèrent également des confitures et des tartes. La teneur élevée de la canneberge en vitamine C en faisait le compagnon idéal des voyages en bateau. Cette baie se conserve longtemps, grâce à sa peau cireuse, son faible taux d’humidité et sa teneur en benzoate. Elle contient également beaucoup de pectine ce qui rend son utilisation particulièrement intéressante pour la confection de gelées et confitures.

En 1840, des médecins allemands découvrirent l’effet bénéfique de la canneberge sur les problèmes de vessie. En 1923, les médecins américains avaient déjà constaté que la canneberge acidifiait l’urine et donc qu’elle n’était pas favorable aux bactéries qui préfèrent les milieux alcalins. Des études récentes ont montré que la consommation quotidienne de jus ou de concentré de canneberge empêche certains micro-organismes étrangers de se fixer à la paroi de la vessie et permet dès los de réduire les problèmes de vessie. Les tannins condensés du jus de canneberge en sont donc les ingrédients actifs.

Vaccinium macrocarpon est utilisé par A.Vogel dans les comprimés Cranberry Monarda.

 
 

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